Pour une réflexion autour de l’utilisation de la notion de « déportation », voir le livre : La déportation des réunionnais de la Creuse : témoignages Dans une lettre adressée à un journal local au début du mois de décembre 2013, Robert Chicaud, patron du Grand Raid, s’en prend à la stèle en hommage aux réunionnais déportés  dans les années 60-80, placée à l’aéroport Roland Garros (car lieu de départ des enfants pris par l’Etat pour les envoyer en France). Son argument principal étant que celle-ci se trouve à l’endroit même où se réunissent chaque année les participants au Grand Raid arrivant sur l’île : cette stèle, à cet endroit, renverrait une image négative de la Réunion… A ce mépris pour la mémoire des réunionnais déportés, s’ajoute en plus ses doutes sur la véracité des atrocités commises en employant le conditionnel (« une œuvre de mémoire de 1 600 enfants de La Réunion (qui auraient)… été retirés à leurs familles et exilés »). La « justice » française refuse toujours de reconnaître ce crime d’Etat, et en plus, certains se permettent de venir faire la leçon aux réunionnais sur ce qui doit être fait ou pas sur leur île pour ce qui concerne leur histoire… (edit 18/02/2014: l’assemblée nationale promulgue une « résolution mémorielle » reconnaissant la responsabilité morale de l’Etat)
La mémoire du peuple réunionnais ne vaut pas plus ni moins qu’une autre.

Chicaud, ala in nafèr pou ou. Astèr fèrm out bous, tak ali pou touzour.

Pour ceux qui ne savent vraisemblablement pas ce que représente cette déportation dans la mémoire des réunionnais, voici le  documentaire de William Cally, Une enfance en exil, diffusé dans le cadre de l’émission « Le grand débat » sur Réunion 1ère, suivi d’un débat avec des victimes de cette déportation :

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